Budget 2027 : ce que le projet de loi de finances coûterait à Châtenay-Malabry

Les six mesures du projet de loi de finances pour 2027 représenteraient 1 926 162 € pour la commune de Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine), soit 52,76 € par habitant et 3,64 % des recettes réelles de fonctionnement, c'est-à-dire 89,3 % de l'épargne brute.

Le détail des six mesures

MesureBaseMontant 2027
Contribution progressive à l'effort budgétairearticle 371 059 046 €
Abaissement du taux forfaitaire du FCTVAarticle 35533 267 €
Écrêtement de la fraction de TVAarticle 36—
Report du reversement du DILICOarticle 8446 800 €
Minoration de la DTCEarticle 34—
Hausse de la cotisation CNRACLdécret287 049 €
Totaldont 1 639 112 € au titre de la loi de finances1 926 162 €

La situation de Châtenay-Malabry

Relevant du 10e décile, la commune se voit appliquer un taux de 2,00 % au titre de la contribution de l'article 37, soit 1 059 046 € assis sur une base retraitée de 52 952 282 €. Ses comptes font apparaître 1,1 % de dépenses éligibles au taux bonifié du FCTVA, le reste subissant en totalité la baisse de cinq points du taux forfaitaire.

Rapporté à la population, l'effort atteint 52,76 € par habitant, quand la moyenne des 177 collectivités de la même strate, de 27 380,25 à 45 633,75 habitants, s'établit à 43,61 €. Châtenay-Malabry occupe le 44e rang de cette strate, ce qui la place parmi les collectivités les plus exposées de sa taille.

La dotation globale de fonctionnement

La dotation passerait de 5 760 103 € en 2026 à 5 633 645 € en 2027, soit une baisse de 126 458 €. S'y ajoute le gel de la DGF en valeur, qui représente 103 680 € de pouvoir d'achat perdu, perte qui ne figure pas dans le total ci-dessus.

Depuis 2020, la dotation a évolué de -5,4 % en euros courants et de -19,6 % une fois corrigée de l'inflation, la perte cumulée sur la période atteignant 6 021 724 €.

Sur la durée du mandat

À législation constante, le cumul des six mesures sur dix ans atteindrait 23 509 651 €, soit 10,9 années d'épargne brute au niveau actuel. Le montant n'est pas une charge exceptionnelle mais une charge reconductible, qui se répercute sur la capacité d'autofinancement et donc sur le programme d'investissement.

Trois points de vigilance juridiques

La sincérité du budget, au sens de l'article L. 1612-4 du code général des collectivités territoriales, suppose que les charges nouvelles soient évaluées et inscrites. Il nous paraît souhaitable que le rapport d'orientation budgétaire mentionne expressément le chiffrage retenu et la méthode suivie.

La délibération qui arbitre entre réduction de service, hausse de fiscalité et report d'investissement gagne à être motivée par des éléments chiffrés, le risque contentieux naissant moins de la décision elle-même que de son défaut de justification.

L'assiette du FCTVA mérite enfin un examen particulier, la distinction entre dépenses au taux forfaitaire et dépenses au taux bonifié déterminant l'ampleur réelle de la perte, et les écritures comptables de l'exercice en cours pouvant encore être sécurisées.

Le simulateur donne le même calcul pour les 36 286 collectivités, avec les paramètres modifiables et une note en PDF à verser au débat d'orientation budgétaire.

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Les collectivités voisines

Estimation établie à partir du projet de loi de finances déposé le 1er octobre 2026, des balances comptables des collectivités et des données de la direction générale des collectivités locales. Elle est indicative et sera actualisée à chaque étape de la navette parlementaire.