Simulateur PLF 2027
Projet de loi de finances pour 2027

Ce que le PLF 2027 coûte à votre collectivité

Six mesures du budget 2027 chiffrées pour votre collectivité, du prélèvement de l'article 37 à la hausse de la cotisation CNRACL. Les 34 961 communes, 1 230 intercommunalités et 95 départements sont classés entre eux, comme le prévoit le texte.

Mode d'emploi

Ce que cette page calcule

Saisissez le nom d'une commune, d'une intercommunalité ou d'un département dans le champ ci-dessus : la page affiche ce que le projet de loi de finances pour 2027 représente pour son budget, mesure par mesure, et vous donne le détail du calcul plutôt qu'un chiffre isolé.

La contribution de l'article 37 en est le poste principal. Elle dépend d'un indice qui rapporte le potentiel financier et le revenu par habitant aux moyennes nationales, du décile dans lequel cet indice place la collectivité parmi toutes ses semblables, et du taux qui en découle. Les communes écartées du dispositif, celles d'outre-mer et les premières de la DSU ou de la DSR cible, sont signalées comme telles, de même que celles dont la contribution reste sous le seuil de recouvrement.

Chaque ligne de la décomposition porte l'article dont elle procède et la nature du calcul, estimation lorsque les données individuelles sont connues, simulation lorsqu'un montant national est réparti faute de clé publiée. Les hypothèses discutables, part des dépenses conservant le taux bonifié de FCTVA ou part du traitement indiciaire dans les frais de personnel, se règlent dans les paramètres et le résultat se met à jour aussitôt, y compris la consolidation nationale.

Les effectifs affichés pour les communes et les intercommunalités sont ceux de la population DGF, celle que retient l'article L. 2334-2 du code général des collectivités territoriales et sur laquelle reposent les potentiels par habitant. Elle ajoute à la population municipale un habitant par résidence secondaire et un par place de caravane, de sorte qu'une commune littorale ou touristique y apparaît sensiblement plus peuplée qu'au recensement.

Les montants sont des estimations établies sur le texte déposé le 1er octobre 2026, que la navette parlementaire modifiera. L'assiette retenue n'intègre pas les retraitements prévus par le texte, ce qui majore légèrement le résultat, et les régions ne sont pas traitées. Ces chiffres ne valent pas consultation.

Consolidation nationale
CatégorieContributionAnnoncé
Ensemble2,50 Md€

MesureRendementAnnoncé
Effort total5,5 Md€

Les six mesures chiffrées

  • Contribution progressive à l'effort budgétaireart. 37

    Un taux de 0,5 à 2 % des recettes de fonctionnement de 2024, porté à 3 % pour les 2 % de communes aux indices les plus élevés, nul pour les départements les plus fragiles.

  • Écrêtement de la fraction de TVAart. 36

    La dynamique de la fraction perçue est ramenée au niveau de l'inflation, pour le bloc communal comme pour les départements.

  • Abaissement du taux de FCTVAart. 35

    Le taux forfaitaire perd cinq points, la voirie et les dépenses d'adaptation conservant seules le taux bonifié.

  • Report du reversement du DILICOart. 84

    Le remboursement des prélèvements de 2025 et 2026 s'étale sur cinq ans au lieu de trois.

  • Minoration de la DTCEart. 34

    Mesure propre aux départements, répartie au prorata de leurs recettes de fonctionnement.

  • Hausse de la cotisation CNRACLdécret

    Trois points de plus au 1er janvier 2027, puis trois autres en 2028. Cette charge ne figure pas dans la loi de finances mais pèse sur le même budget.

Paramètres du calcul

Chaque paramètre est isolé pour que les amendements successifs se simulent sans refaire le calcul. Le taux forfaitaire de FCTVA est celui présenté au Comité des finances locales, soit cinq points de moins que le taux actuel. La part des dépenses restant au taux bonifié et celle du traitement indiciaire dans les frais de personnel sont deux hypothèses à ajuster collectivité par collectivité.

L'inflation de 1,8 % et la croissance de 1,0 % sont celles du rapport économique, social et financier annexé au projet de loi de finances. Le Haut Conseil des finances publiques tient cette croissance pour optimiste, la plupart des prévisionnistes se situant un à trois dixièmes de point en dessous. Ces deux hypothèses ne sont pas neutres pour votre budget : l'article 36 ramène la dynamique de la fraction de TVA au niveau de l'inflation, de sorte qu'une TVA moins dynamique que prévu réduit l'écrêtement, et une inflation plus forte que prévu creuse l'érosion de la dotation globale de fonctionnement gelée en valeur. La seconde case permet de tester la première de ces deux sensibilités : la dynamique de 3,25 % proposée par défaut est celle qui reproduit, sur les fractions recensées, les 500 M€ d'écrêtement annoncés, de sorte qu'une TVA moins dynamique d'un demi-point ramène le rendement de la mesure autour de 330 M€.

Les montants sont des estimations établies sur le texte déposé le 1er octobre 2026, que la discussion parlementaire modifiera. La contribution définitive est notifiée par arrêté. Ces chiffres ne valent pas consultation.

Rester informé

Le texte va changer, les montants aussi

La navette parlementaire modifiera les taux, les seuils et peut-être l'assiette elle-même : l'an dernier, l'effort initialement inscrit au projet de loi de finances a été divisé par deux au vote définitif. Le cabinet met cette page à jour à chaque étape et prévient par courriel les collectivités qui le demandent.

Le bouton copie dans votre presse-papiers un message prêt à envoyer, avec la collectivité que vous consultez. Collez-le dans votre messagerie et adressez-le au cabinet.

Faire chiffrer l'impact sur votre collectivité

Cette page donne une estimation sur des données ouvertes. Le chiffrage sur vos comptes, l'analyse des marges de contestation et la préparation de vos délibérations budgétaires relèvent d'un examen particulier, que le cabinet conduit pour les collectivités qu'il accompagne.

contact@bp-avocats.bzh

Le bloc communal

  • L'indice retient pour trois quarts le rapport du potentiel financier par habitant à la moyenne nationale, le potentiel fiscal pour les intercommunalités, et pour un quart celui du revenu par habitant.
  • Les collectivités sont classées de la plus modeste à la mieux dotée et réparties en dix déciles. Le taux va de 0,5 % pour le premier à 2 % pour le dernier, et atteint 3 % pour les 2 % de communes aux indices les plus élevés.
  • Sont écartées les communes régies par l'article 73 de la Constitution, les 250 premières de la DSU parmi celles de 10 000 habitants et plus, les 30 premières de la strate de 5 000 à 9 999, les 2 500 premières de la DSR cible, et toute contribution inférieure à 5 000 €.
  • L'assiette des intercommunalités est la plus incertaine : sur les recettes du seul budget principal, le rendement ressort à 626 M€, et à 922 M€ sur l'ensemble des budgets, pour 826 M€ annoncés. Le paramètre permet de tester les deux lectures.

Les départements et les données

  • Les départements sont classés selon l'indice de fragilité sociale auquel renvoie l'article 37. Le taux part de 2 % pour les moins fragiles et s'annule à compter du septième décile, soit 40 % d'entre eux.
  • Les données ouvertes ne publiant ni les bénéficiaires de l'APA ni ceux de la PCH, l'indice est reconstitué ici à partir de la part des bénéficiaires du RSA et du revenu par habitant. Le rang d'un département proche d'un seuil de décile doit donc être vérifié.
  • Critères de répartition des dotations pour 2026 et comptes des collectivités pour 2024 et 2025, publiés par l'Observatoire des finances et de la gestion publique locales sur data.ofgl.fr.
  • Les retraitements d'assiette prévus par le texte, qui portent sur les atténuations de produits, les recettes exceptionnelles et les mises à disposition de personnel facturées, ne sont pas appliqués et majorent légèrement l'estimation. Les régions, dont l'effort passe par des financements propres à chacune, ne sont pas traitées.
  • L'écrêtement de la TVA et la minoration de la DTCE sont répartis au prorata, faute de clé publiée, à partir des montants nationaux annoncés. Le report du reversement du DILICO est calculé sur les prélèvements de 2025 et 2026 réellement notifiés, et donne 133 M€ quand le Gouvernement en attend 300, écart qui tient vraisemblablement à l'étalement de la totalité du stock restant.
  • La part des dépenses conservant le taux bonifié de FCTVA est fixée à 15 % par défaut, valeur qui reproduit la baisse d'un quart du fonds annoncée par le Gouvernement ; elle se règle dans les paramètres.