Budget 2027 : ce que le projet de loi de finances coûterait à La Tour-du-Pin

Les six mesures du projet de loi de finances pour 2027 représenteraient 131 866 € pour la commune de La Tour-du-Pin (Isère), soit 15,70 € par habitant et 1,40 % des recettes réelles de fonctionnement, c'est-à-dire 11,5 % de l'épargne brute.

Le détail des six mesures

MesureBaseMontant 2027
Contribution progressive à l'effort budgétairearticle 37—
Abaissement du taux forfaitaire du FCTVAarticle 3567 496 €
Écrêtement de la fraction de TVAarticle 36—
Report du reversement du DILICOarticle 84—
Minoration de la DTCEarticle 34—
Hausse de la cotisation CNRACLdécret64 370 €
Totaldont 67 496 € au titre de la loi de finances131 866 €

La situation de La Tour-du-Pin

La commune est exonérée de la contribution de l'article 37, son indice de ressources la plaçant au 5e décile, ce qui ne la met pas à l'abri pour autant, puisque l'abaissement du taux forfaitaire du FCTVA y pèse 67 496 €. Ses comptes font apparaître 13,5 % de dépenses éligibles au taux bonifié du FCTVA, le reste subissant en totalité la baisse de cinq points du taux forfaitaire.

Rapporté à la population, l'effort atteint 15,70 € par habitant, quand la moyenne des 852 collectivités de la même strate, de 6 298,5 à 10 497,5 habitants, s'établit à 37,70 €. La Tour-du-Pin occupe le 810e rang de cette strate, un niveau inférieur à la moyenne de sa strate, sans que la charge en soit moins réelle.

La dotation globale de fonctionnement

La dotation passerait de 2 702 711 € en 2026 à 2 783 730 € en 2027, soit une hausse de 81 019 €. Cette progression ne compense pas l'effort demandé, qu'elle couvre à hauteur de 61 %. S'y ajoute le gel de la DGF en valeur, qui représente 48 654 € de pouvoir d'achat perdu, perte qui ne figure pas dans le total ci-dessus.

Depuis 2020, la dotation a évolué de 23,3 % en euros courants et de 4,7 % une fois corrigée de l'inflation.

Sur la durée du mandat

À législation constante, le cumul des six mesures sur dix ans atteindrait 2 059 241 €, soit 1,8 années d'épargne brute au niveau actuel. Le montant n'est pas une charge exceptionnelle mais une charge reconductible, qui se répercute sur la capacité d'autofinancement et donc sur le programme d'investissement.

Trois points de vigilance juridiques

La sincérité du budget, au sens de l'article L. 1612-4 du code général des collectivités territoriales, suppose que les charges nouvelles soient évaluées et inscrites. Il nous paraît souhaitable que le rapport d'orientation budgétaire mentionne expressément le chiffrage retenu et la méthode suivie.

La délibération qui arbitre entre réduction de service, hausse de fiscalité et report d'investissement gagne à être motivée par des éléments chiffrés, le risque contentieux naissant moins de la décision elle-même que de son défaut de justification.

L'assiette du FCTVA mérite enfin un examen particulier, la distinction entre dépenses au taux forfaitaire et dépenses au taux bonifié déterminant l'ampleur réelle de la perte, et les écritures comptables de l'exercice en cours pouvant encore être sécurisées.

Le simulateur donne le même calcul pour les 36 286 collectivités, avec les paramètres modifiables et une note en PDF à verser au débat d'orientation budgétaire.

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Les collectivités voisines

Estimation établie à partir du projet de loi de finances déposé le 1er octobre 2026, des balances comptables des collectivités et des données de la direction générale des collectivités locales. Elle est indicative et sera actualisée à chaque étape de la navette parlementaire.