Budget 2027 : ce que le projet de loi de finances coûterait à Lamalou-les-Bains

Les six mesures du projet de loi de finances pour 2027 représenteraient 171 148 € pour la commune de Lamalou-les-Bains (Hérault), soit 46,65 € par habitant et 3,83 % des recettes réelles de fonctionnement, c'est-à-dire 11,8 % de l'épargne brute.

Le détail des six mesures

MesureBaseMontant 2027
Contribution progressive à l'effort budgétairearticle 3753 200 €
Abaissement du taux forfaitaire du FCTVAarticle 3598 995 €
Écrêtement de la fraction de TVAarticle 36—
Report du reversement du DILICOarticle 84—
Minoration de la DTCEarticle 34—
Hausse de la cotisation CNRACLdécret18 953 €
Totaldont 152 195 € au titre de la loi de finances171 148 €

La situation de Lamalou-les-Bains

Relevant du 7e décile, la commune se voit appliquer un taux de 1,19 % au titre de la contribution de l'article 37, soit 53 200 € assis sur une base retraitée de 4 470 241 €. Ses comptes font apparaître 23,4 % de dépenses éligibles au taux bonifié du FCTVA, le reste subissant en totalité la baisse de cinq points du taux forfaitaire.

Rapporté à la population, l'effort atteint 46,65 € par habitant, quand la moyenne des 1 723 collectivités de la même strate, de 2 751,75 à 4 586,25 habitants, s'établit à 29,14 €. Lamalou-les-Bains occupe le 264e rang de cette strate, ce qui la place parmi les collectivités les plus exposées de sa taille.

La dotation globale de fonctionnement

La dotation passerait de 1 059 044 € en 2026 à 1 085 941 € en 2027, soit une hausse de 26 897 €. Cette progression ne compense pas l'effort demandé, qu'elle couvre à hauteur de 16 %. S'y ajoute le gel de la DGF en valeur, qui représente 19 062 € de pouvoir d'achat perdu, perte qui ne figure pas dans le total ci-dessus.

Depuis 2020, la dotation a évolué de 23,8 % en euros courants et de 5,1 % une fois corrigée de l'inflation.

Sur la durée du mandat

À législation constante, le cumul des six mesures sur dix ans atteindrait 2 055 204 €, soit 1,4 années d'épargne brute au niveau actuel. Le montant n'est pas une charge exceptionnelle mais une charge reconductible, qui se répercute sur la capacité d'autofinancement et donc sur le programme d'investissement.

Trois points de vigilance juridiques

La sincérité du budget, au sens de l'article L. 1612-4 du code général des collectivités territoriales, suppose que les charges nouvelles soient évaluées et inscrites. Il nous paraît souhaitable que le rapport d'orientation budgétaire mentionne expressément le chiffrage retenu et la méthode suivie.

La délibération qui arbitre entre réduction de service, hausse de fiscalité et report d'investissement gagne à être motivée par des éléments chiffrés, le risque contentieux naissant moins de la décision elle-même que de son défaut de justification.

L'assiette du FCTVA mérite enfin un examen particulier, la distinction entre dépenses au taux forfaitaire et dépenses au taux bonifié déterminant l'ampleur réelle de la perte, et les écritures comptables de l'exercice en cours pouvant encore être sécurisées.

Le simulateur donne le même calcul pour les 36 286 collectivités, avec les paramètres modifiables et une note en PDF à verser au débat d'orientation budgétaire.

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Les collectivités voisines

Estimation établie à partir du projet de loi de finances déposé le 1er octobre 2026, des balances comptables des collectivités et des données de la direction générale des collectivités locales. Elle est indicative et sera actualisée à chaque étape de la navette parlementaire.