Budget 2027 : ce que le projet de loi de finances coûterait à Rosières

Les six mesures du projet de loi de finances pour 2027 représenteraient 15 556 € pour la commune de Rosières (Ardèche), soit 9,97 € par habitant et 1,31 % des recettes réelles de fonctionnement, c'est-à-dire 4,9 % de l'épargne brute.

Le détail des six mesures

MesureBaseMontant 2027
Contribution progressive à l'effort budgétairearticle 3710 126 €
Abaissement du taux forfaitaire du FCTVAarticle 35237 €
Écrêtement de la fraction de TVAarticle 36—
Report du reversement du DILICOarticle 84—
Minoration de la DTCEarticle 34—
Hausse de la cotisation CNRACLdécret5 193 €
Totaldont 10 363 € au titre de la loi de finances15 556 €

La situation de Rosières

Relevant du 4e décile, la commune se voit appliquer un taux de 0,85 % au titre de la contribution de l'article 37, soit 10 126 € assis sur une base retraitée de 1 188 133 €. Ses comptes font apparaître 22,3 % de dépenses éligibles au taux bonifié du FCTVA, le reste subissant en totalité la baisse de cinq points du taux forfaitaire.

Rapporté à la population, l'effort atteint 9,97 € par habitant, quand la moyenne des 3 407 collectivités de la même strate, de 1 170,75 à 1 951,25 habitants, s'établit à 20,82 €. Rosières occupe le 3 139e rang de cette strate, un niveau inférieur à la moyenne de sa strate, sans que la charge en soit moins réelle.

La dotation globale de fonctionnement

La dotation passerait de 294 641 € en 2026 à 299 692 € en 2027, soit une hausse de 5 051 €. Cette progression ne compense pas l'effort demandé, qu'elle couvre à hauteur de 32 %. S'y ajoute le gel de la DGF en valeur, qui représente 5 310 € de pouvoir d'achat perdu, perte qui ne figure pas dans le total ci-dessus.

Depuis 2020, la dotation a évolué de 17,9 % en euros courants et de 0,2 % une fois corrigée de l'inflation, la perte cumulée sur la période atteignant 28 331 €.

Sur la durée du mandat

À législation constante, le cumul des six mesures sur dix ans atteindrait 219 979 €, soit 0,7 années d'épargne brute au niveau actuel. Le montant n'est pas une charge exceptionnelle mais une charge reconductible, qui se répercute sur la capacité d'autofinancement et donc sur le programme d'investissement.

Trois points de vigilance juridiques

La sincérité du budget, au sens de l'article L. 1612-4 du code général des collectivités territoriales, suppose que les charges nouvelles soient évaluées et inscrites. Il nous paraît souhaitable que le rapport d'orientation budgétaire mentionne expressément le chiffrage retenu et la méthode suivie.

La délibération qui arbitre entre réduction de service, hausse de fiscalité et report d'investissement gagne à être motivée par des éléments chiffrés, le risque contentieux naissant moins de la décision elle-même que de son défaut de justification.

L'assiette du FCTVA mérite enfin un examen particulier, la distinction entre dépenses au taux forfaitaire et dépenses au taux bonifié déterminant l'ampleur réelle de la perte, et les écritures comptables de l'exercice en cours pouvant encore être sécurisées.

Le simulateur donne le même calcul pour les 36 286 collectivités, avec les paramètres modifiables et une note en PDF à verser au débat d'orientation budgétaire.

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Les collectivités voisines

Estimation établie à partir du projet de loi de finances déposé le 1er octobre 2026, des balances comptables des collectivités et des données de la direction générale des collectivités locales. Elle est indicative et sera actualisée à chaque étape de la navette parlementaire.