Budget 2027 : ce que le projet de loi de finances coûterait à Digne-les-Bains
Les six mesures du projet de loi de finances pour 2027 représenteraient 723 239 € pour la commune de Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence), soit 37,15 € par habitant et 2,57 % des recettes réelles de fonctionnement, c'est-à-dire 22,5 % de l'épargne brute.
Le détail des six mesures
| Mesure | Base | Montant 2027 |
|---|---|---|
| Contribution progressive à l'effort budgétaire | article 37 | 384 292 € |
| Abaissement du taux forfaitaire du FCTVA | article 35 | 139 907 € |
| Écrêtement de la fraction de TVA | article 36 | — |
| Report du reversement du DILICO | article 84 | — |
| Minoration de la DTCE | article 34 | — |
| Hausse de la cotisation CNRACL | décret | 199 040 € |
| Total | dont 524 199 € au titre de la loi de finances | 723 239 € |
La situation de Digne-les-Bains
Relevant du 8e décile, la commune se voit appliquer un taux de 1,37 % au titre de la contribution de l'article 37, soit 384 292 € assis sur une base retraitée de 28 094 755 €. Ses comptes font apparaître 32,3 % de dépenses éligibles au taux bonifié du FCTVA, le reste subissant en totalité la baisse de cinq points du taux forfaitaire.
Rapporté à la population, l'effort atteint 37,15 € par habitant, quand la moyenne des 351 collectivités de la même strate, de 14 601 à 24 335 habitants, s'établit à 42,07 €. Digne-les-Bains occupe le 221e rang de cette strate, un niveau inférieur à la moyenne de sa strate, sans que la charge en soit moins réelle.
La dotation globale de fonctionnement
La dotation passerait de 5 396 812 € en 2026 à 5 454 911 € en 2027, soit une hausse de 58 099 €. Cette progression ne compense pas l'effort demandé, qu'elle couvre à hauteur de 8 %. S'y ajoute le gel de la DGF en valeur, qui représente 97 146 € de pouvoir d'achat perdu, perte qui ne figure pas dans le total ci-dessus.
Depuis 2020, la dotation a évolué de 12,1 % en euros courants et de -4,8 % une fois corrigée de l'inflation, la perte cumulée sur la période atteignant 1 938 339 €.
Sur la durée du mandat
À législation constante, le cumul des six mesures sur dix ans atteindrait 9 822 004 €, soit 3,0 années d'épargne brute au niveau actuel. Le montant n'est pas une charge exceptionnelle mais une charge reconductible, qui se répercute sur la capacité d'autofinancement et donc sur le programme d'investissement.
Trois points de vigilance juridiques
La sincérité du budget, au sens de l'article L. 1612-4 du code général des collectivités territoriales, suppose que les charges nouvelles soient évaluées et inscrites. Il nous paraît souhaitable que le rapport d'orientation budgétaire mentionne expressément le chiffrage retenu et la méthode suivie.
La délibération qui arbitre entre réduction de service, hausse de fiscalité et report d'investissement gagne à être motivée par des éléments chiffrés, le risque contentieux naissant moins de la décision elle-même que de son défaut de justification.
L'assiette du FCTVA mérite enfin un examen particulier, la distinction entre dépenses au taux forfaitaire et dépenses au taux bonifié déterminant l'ampleur réelle de la perte, et les écritures comptables de l'exercice en cours pouvant encore être sécurisées.
Le simulateur donne le même calcul pour les 36 286 collectivités, avec les paramètres modifiables et une note en PDF à verser au débat d'orientation budgétaire.
Les collectivités voisines
Estimation établie à partir du projet de loi de finances déposé le 1er octobre 2026, des balances comptables des collectivités et des données de la direction générale des collectivités locales. Elle est indicative et sera actualisée à chaque étape de la navette parlementaire.