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Éthique, conformité et compliance publique

La cartographie des risques d'atteinte à la probité

Identifier, hiérarchiser et documenter les situations qui exposent une collectivité, ses élus et ses agents aux atteintes à la probité, puis en tirer les mesures qui tiennent devant un contrôle comme devant un juge.

Le pivot du dispositifl'Agence française anticorruption en fait la pièce dont tout le reste découle
Opposableune cartographie datée et motivée est la première pièce produite en cas de contrôle
Opérationnelleun plan d'action hiérarchisé, pas un rapport que personne n'ouvre
Le cadre

Ce qui est attendu d'une collectivité

La loi du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique, dite Sapin 2, n'impose pas aux collectivités territoriales le dispositif de conformité de son article 17, réservé aux sociétés qui dépassent les seuils de cinq cents salariés et de cent millions d'euros de chiffre d'affaires. Elle n'en place pas moins les personnes publiques dans le champ de contrôle de l'Agence française anticorruption, dont les recommandations consacrent un volet propre aux acteurs publics.

Il en résulte une situation que beaucoup d'exécutifs découvrent tardivement. Aucune sanction ne frappe l'absence de cartographie en elle-même, mais le contrôle, lorsqu'il survient, commence invariablement par la demander, et son absence oriente tout le reste de la vérification. Surtout, les infractions dont elle prévient la réalisation, la corruption de l'article 432-11 du code pénal, la prise illégale d'intérêts de l'article 432-12, le favoritisme de l'article 432-14 et le détournement de fonds publics de l'article 432-15, continuent d'exposer personnellement ceux qui décident.

Les sociétés que les collectivités contrôlent relèvent en revanche directement de l'article 17 dès lors qu'elles franchissent les seuils. Les sociétés d'économie mixte, les sociétés publiques locales et les offices publics de l'habitat les plus importants sont donc tenus, pour leur propre compte, d'un dispositif complet dont la cartographie est la première brique.

Ce dont il s'agit

Une cartographie n'est pas un audit, et pas davantage un règlement

Elle ne dit pas si la collectivité a commis des fautes et elle n'édicte pas de règles nouvelles. Elle recense les situations qui, dans le fonctionnement réel des services, peuvent conduire à une atteinte à la probité, les classe selon leur gravité et leur probabilité, et désigne pour chacune un responsable et une mesure.

Ce qu'elle produit

  • Un inventaire des processus exposés, de l'achat à l'urbanisme, des subventions aux régies, des recrutements aux délégations
  • Une cotation croisant la gravité de l'atteinte possible et la probabilité de sa survenance
  • Un plan d'action hiérarchisé, avec un responsable et une échéance par mesure
  • Une pièce datée et motivée, opposable en cas de contrôle de l'Agence ou de la chambre régionale des comptes

Ce qu'elle ne fait pas

  • Elle ne juge pas le passé et n'a pas vocation à nourrir une procédure
  • Elle ne remplace ni le contrôle de légalité, ni le référent déontologue, ni le comptable public
  • Elle ne protège personne si elle reste dans un tiroir, ce qui est le sort de la plupart de celles que nous relisons
Notre méthode

Cinq temps, deux à trois mois

Nous travaillons avec les services plutôt que sur pièces, parce qu'une cartographie établie depuis un bureau décrit l'organigramme et non les pratiques.

Le déroulement

  • Un cadrage avec l'exécutif et la direction générale, qui fixe le périmètre, les satellites inclus et le calendrier
  • Des entretiens avec les directions exposées, achats, urbanisme, ressources humaines, finances, et avec les élus délégués
  • L'analyse des processus et des actes réellement pratiqués, délibérations, conventions, marchés, subventions, régies
  • La cotation des risques et leur restitution en atelier, pour que les services s'approprient la hiérarchie retenue
  • La remise du rapport et du plan d'action, puis une présentation à l'organe délibérant si vous le souhaitez

Ce que nous remettons

  • La cartographie elle-même, processus par processus, avec sa matrice de cotation
  • Le plan d'action, chaque mesure portant un responsable, une échéance et un indicateur
  • Les outils immédiatement utilisables, registre des déports, procédure cadeaux et invitations, trame de déclaration d'intérêts
  • Une note de synthèse de quatre pages, destinée à être lue par ceux qui ne liront pas le rapport
Qui est concerné

Communes, intercommunalités, départements et leurs satellites

L'exercice se calibre sur la taille et sur l'exposition réelle, non sur un modèle unique appliqué à tous.

Communes et intercommunalités

Prévenir avant le contrôle

  • Achat public et seuils, subventions aux associations, régies
  • Urbanisme, déports et conflits d'intérêts en conseil
  • Recrutements, cumuls d'activités et dispositif d'alerte
Départements et régions

Des flux et des satellites

  • Subventions et aides, marchés de grande ampleur
  • Participations, sociétés et associations financées
  • Articulation avec le référent déontologue et la charte de l'élu
SEM, SPL et offices publics de l'habitat

Une obligation propre

  • Dispositif complet de l'article 17 au-delà des seuils
  • Code de conduite, alerte interne, contrôle comptable
  • Évaluation des tiers et formation des personnels exposés

Faire le point sur votre exposition

Un premier échange de vingt minutes suffit à dire si une cartographie se justifie chez vous, sur quel périmètre, et ce qu'elle coûterait. Le chiffrage est arrêté au forfait après ce cadrage, et il est écrit avant toute diligence.

Élu mis en cause ? Appeler