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Pénal & probité

Corruption active et trafic d'influence : la responsabilité du corrupteur

CPCorentin Poilbout·1er juillet 2026·≈ 1 min de lecture

La corruption ne concerne pas que l'élu ou l'agent : celui qui propose l'avantage — l'entreprise, le prestataire, l'intermédiaire — encourt lui aussi de lourdes peines.

Corruption active (article 433-1)

Le fait de proposer, sans droit, à une personne dépositaire de l'autorité publique ou chargée d'une mission de service public, des offres, promesses ou avantages, pour qu'elle accomplisse ou s'abstienne d'accomplir un acte de sa fonction, est puni de dix ans d'emprisonnement et d'un million d'euros d'amende, montant pouvant être porté au double du produit de l'infraction.

Trafic d'influence par un particulier (article 433-2)

Le fait de monnayer l'influence, réelle ou supposée, d'un tiers sur une décision publique est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 500 000 euros d'amende, montant pouvant être porté au double du produit de l'infraction.

Une exposition pour les acteurs économiques

Entreprises, prestataires et intermédiaires en relation avec le secteur public doivent maîtriser ces risques, notamment dans le cadre de leurs obligations de conformité.

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Corentin Poilbout, avocat associé
Avocat associé

Corentin Poilbout

Pénal des affaires publiques et probité. Élu local depuis 2014, il défend élus, agents et collectivités face au risque pénal.

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